Sorties culturelles

Dernière séance Devant les oeuvres avant les vacances

Mercredi 7 juillet : Apprendre à voir la sculpture
Comment regarder la sculpture ? Comment est-ce fabriqué ? Comment est-ce que ça tient debout ? Observer une sculpture répond aux mêmes impératifs que l’observation des tableaux : reconnaissance du sujet, examen de la pondération et des lignes, mais aussi de la façon dont la lumière joue sur les formes. De Laboureur à Duane Hanson, l’examen attentif de quelques oeuvres du musée permettra de se familiariser avec les techniques et les contraintes de fabrication de la sculpture.

13h30-15h : complet
16h-17h30

Cours d’histoire de l’art 21-24 juin

Lundi 21 juin, 18h30-20h, 5 rue Lenôtre : Le Bauhaus
Indissociable des mouvements artistiques novateurs du début du XXe siècle comme le constructivisme, l’art abstrait, l’expressionnisme ou le mouvement De Stijl, le Bauhaus fut d’abord une école, fondée à Weimar en 1918. Connue surtout pour ses réalisations architecturales, le Bauhaus a exercé jusqu’en 1933, année de sa fermeture par les nazis, une forte influence sur les arts plastiques, à travers les objets usuels qu’elle a façonnés, jouant un rôle précurseur dans le design, la performance, la photographie ou la danse.

Mardi 22 juin, 18h30-20h, 1 rue d’Auvours : La Légende dorée : étude iconographique
Rédigé vers 1293 par le dominicain, Jacques de Voragine, La Légende dorée compile 150 vies de saints, saintes et martyrs chrétiens. L’ouvrage eut un succès considérable et fut l’une des œuvres les plus lues et les plus copiées, mais au-delà de son public de croyants, La Légende dorée exerça une influence immense sur les arts plastiques jusqu’au XVIe siècle. Le livre reste aujourd’hui encore une référence indispensable pour l’historien d’art, la bible où aller chercher l’explication d’innombrables scènes ornant vitraux, retables, statues et reliefs de l’histoire sacrée.

Jeudi 24 juin, 19h-20h30, amphithéâtre lycée Talensac : L’art abstrait
Dans la formidable effervescence artistique européenne des années 1910-1914, l’art abstrait est une forme d’aboutissement des révolutions picturales, l’une des plus fortes ruptures dans l’art occidental du XXe siècle. L’abstraction naît simultanément au sein des avant-gardes dans plusieurs pays européens avant de se généraliser dans toute l’Europe, puis aux Etats Unis. Le cours examinera la convergence de ces avant-gardes, en mettant en lumière la façon dont des artistes de différents pays arrivent à l’abstraction en même temps, par des voies parallèles.

Cours d’histoire de l’art 14-18 juin

Lundi 14 juin, 18h30-20h, L’Odyssée : étude iconographique
Après dix ans de guerre et la chute de la cité de Troie, les guerriers grecs rentrent chez eux. Ulysse, entraîné d’un bout à l’autre de la Méditerranée par une suite d’aventures et de périls, mettra dix ans de plus pour retrouver son île d’Ithaque et son épouse Pénélope. Plus narratif et plus imagé que l’Iliade, l’Odyssée est une véritable source iconographique qui irrigue les arts plastiques depuis près de trois millénaires. Le cours mettra en regard quelques-unes des principales scènes de cette épopée légendaire avec des images allant du VIIIe siècle avant J.C. à nos jours.
5 rue Lenôtre

Mardi 15 juin, 18h30-20h, L’Iconologie de Cesare Ripa
C’est en 1593 que paraît à Rome l’Iconologia, l’encyclopédie de Cesare Ripa, recensant par ordre alphabétique les Vices, les Vertus et les Passions humaines, et la façon de les représenter. Conçu à l’intention des artistes, cette bible iconographique devint une référence indispensable dans toute l’Europe savante. Elle constitue aujourd’hui encore une référence incontournable pour tous les historiens d’art professionnels ou amateurs, familiers du monde des images.
1 rue d’Auvours

Jeudi 17 juin, 19h-20h30, Naissance de l’art moderne
En octobre 1905, au salon d’Automne, quelques jeunes peintres exposent des toiles qui font scandale. Ils ne forment pas un groupe, ne se réclament pas d’un programme commun mais sont rassemblés par quelques traits bien définis, parmi lesquels un intérêt pour l’art primitif et pour la couleur envisagée comme base d’un nouveau langage plastique. Ce groupe qu’on désignera bientôt sous le nom de Fauves est appelé à ouvrir une voie nouvelle en peinture.
5 rue Lenôtre (modification exceptionnelle de salle)

Cours d’histoire de l’art 31 mai-3 juin

Lundi 31 mai, 18h30-20h, 5 rue Lenôtre : La photographie
L’invention de la photo n’est pas une histoire linéaire mais une alternance de succès et d’échecs, de tâtonnements qui mettent en jeu des figures diverses. Des héliographies de Nicéphore Niepce au gélatino-bromure d’argent, un grand nombre de formules ont participé à l’élaboration de ce procédé révolutionnaire. Le cours envisagera d’abord les étapes de cette mise au point technique puis s’attachera ensuite à décrire l’évolution de la photographie vis-à-vis de la peinture.

Mardi 1er juin, 18h30-20h, 1 rue d’Auvours : Peinture et bande dessinée
La bande dessinée est une forme d’expression artistique définie comme une juxtaposition de dessins articulés en séquences narratives accompagnés de textes. Le « neuvième art » a évidemment beaucoup emprunté à cet art « majeur » qu’est la peinture, que ce soit sous forme d’hommage, de référence cachée ou de clin d’œil. Cette séance inédite et ludique propose de passer en revue un certain nombre des emprunts de la BD à sa grande soeur, la peinture. Affûtez votre regard !

Jeudi 3 juin, 19h-20h30, amphithéâtre lycée Talensac : Le romantisme 
Ce mouvement culturel et artistique apparaît au milieu du XVIIIe siècle, d’abord dans le domaine littéraire. A la fin du XVIIIe siècle et dans la première moitié du XIXe, le romantisme rassemble ceux pour qui la transcription du monde extérieur doit refléter un « paysage intérieur ». Recouvrant une grande diversité stylistique et quelques thèmes communs le romantisme n’est, selon la définition de Baudelaire, « précisément ni dans le choix des sujets, ni dans la vérité exacte mais dans la manière de sentir ».

Le Mans : visite guidée

Samedi 19 juin

Au-delà des deux références alimentaire et sportive auxquels on la réduit trop souvent, la ville du Mans offre un  ensemble architectural exceptionnel, encore étonnamment méconnu. Sur les 9 hectares du centre médiéval historique (la « cité Plantagenêt »), un patrimoine extraordinaire emmène le visiteur de la muraille gallo-romaine (IIIe siècle) à la cathédrale Saint-Julien (XIe-XIIe siècles), des ruelles médiévales aux maisons à pan-de-bois, aux nombreux hôtels particuliers (XVIe-XVIIIe siècles) et au magnifique quartier canonial.

Programme : Départ gare de Nantes, trajet en train (8h02-9h20)
Cité Plantagenêt, cathédrale, musée d’Archéologie et d’Histoire (Carré Plantagenêt), muraille gallo-romaine.
Retour : 18h41-20h28
Prix : 90 € 
Ce tarif comprend : le trajet AR en train, la journée de visite guidée, l’entrée au musée, les audiophones, 2 tickets de tram au Mans.
Il ne comprend pas : le déjeuner sur place.

Angers : visite guidée

Angers occupe un site stratégique, sur un promontoire rocheux à la confluence de trois rivières et d’un fleuve. Ce carrefour naturel donne naissance à la cité antique de Juliomagus, qui devient Juliomagus Andecavorum du nom du peuple gaulois des Andécaves, puis Angiers, qui est au XIIe siècle la capitale historique et la place forte de l’Anjou, en même temps que le berceau de la dynastie des Plantagenêt. Elle deviendra, sous le règne du roi René, un centre intellectuel et artistique de première importance.
L’héritage de ces strates successives est une ville qui offre aujourd’hui au visiteur un patrimoine exceptionnel : le château des ducs d’Anjou, la tenture de l’Apocalypse (plus grand ensemble de tapisseries médiévales), le centre historique avec des édifices remarquables allant du pan-de-bois médiéval aux hôtels particuliers XIXe siècle, le musée des Beaux-Arts et le musée David d’Angers.

Programme :
Départ en train de Nantes 8h02-8h37
Matinée : visite du centre historique (1re partie), visite du château, Tenture de l’Apocalypse
Déjeuner : cafétéria du musée des Beaux-Arts
Après-midi : musée des Beaux-Arts, visite du centre historique (2e partie), musée David d’Angers
Retour 19h14-19h53

Prix de la journée : 90 €
Ce prix comprend : le voyage en train AR, les entrées sur les différents sites, la visite guidée avec audiophones.
Il ne comprend pas : le déjeuner

Cours d’histoire de l’art 25-28 mai

Lundi 24 mai, pas de cours (lundi de Pentecôte)

Mardi 25 mai, 18h30-20h, L’Iliade : étude iconographique
Au même titre que la Bible, l’Iliade est une source iconographique inépuisable. Illustré dans la céramique dès le VIIIe siècle avant J.C., le texte a sans cesse été repris jusqu’à nos jours dans la peinture, la sculpture, les reliefs. A partir d’extraits choisis, le cours propose de reconnaître et identifier quelques-unes des principales scènes de cette épopée légendaire.
Lecture des extraits indispensable

Jeudi 27 mai, 19h-20h30, Le Néoclassicisme
Ce mouvement artistique qui se développe de 1750 à 1800 réalise une unité stylistique à partir de trois données essentielles : le retour à l’Antique et à la ligne droite, un goût marqué pour la rigueur et la simplicité. L’étude de ce style envisagera la peinture, l’architecture et le mobilier.

Cours d’histoire de l’art 17-20 mai

Lundi 17 mai, 18h30-20h, 5 rue Lenôtre, La gravure 
Apparue en Occident au XIVe siècle, la gravure est un art complexe qui distingue plusieurs techniques, offrant chacune des résultats différents. Employée sans discontinuer dans les arts jusqu’à nos jours, elle a assumé des rôles importants et très divers au cours des siècles. Le cours s’attachera aux trois procédés principaux (taille d’épargne, taille douce, lithographie) en détaillant évolution historique et explication technique.

Mardi 18 mai, 18h30-20h, 1 rue d’Auvours, Histoire philosophique des arts 
Ce que nous appelons « art » aujourd’hui et appréhendons comme tel est un concept récent, qui a pris forme au XVIIIe siècle. A quelle époque le mot « art » est-il apparu et qu’est-ce qu’un « artiste » dans l’Antiquité et au XIXe siècle ? Qu’est-ce que désignaient les hommes du Moyen Age lorsqu’ils parlaient d’art ? L’évolution théorique et sémantique de ce terme sera l’occasion de réfléchir ensemble à un concept faussement familier.

Jeudi 20 mai, 19h-20h30, amphithéâtre du collège Talensac, La peinture française au XVIIIe siècle
La peinture française du XVIIIe siècle accompagne et illustre les profonds changements de mentalité qui modifient la société. De nouveaux sujets apparaissent – l’enfance, l’amour maternel – tandis que le portrait délaisse la représentation du statut social au profit de la recherche de l’expression de soi. Entre naturel et mise en scène, spontanéité et goût du théâtre, la peinture du XVIIIe siècle incarne un très haut moment de l’histoire de l’art.

Cours d’histoire de l’art 10-11 mai en présentiel

Lundi 10 mai, 18h30-20h, Cézanne créateur de la modernité
Cézanne ouvre la modernité et initie les bouleversements picturaux les plus marquants du XXe siècle. A partir d’une recherche organisée autour de quelques motifs récurrents (pommes, baigneuses, montagne), Cézanne a accompli seul une révolution décisive et a contribué à faire éclater la représentation du réel, fixée depuis la Renaissance sur la perspective mathématique.

Mardi 11 mai, 18h30-20h, Les 12 travaux d’Herakles : étude iconographique
Aucune oeuvre littéraire retraçant l’ensemble des aventures d’Herakles ne nous est parvenue. Les 12 travaux du héros thébain nous sont connus par un ensemble de textes composites et fragmentaires, de la Théogonie d’Hésiode (VIIIe siècle avant J.C.) aux Métamorphoses d’Ovide (1er siècle). Le cours mettra en relation quelques extraits de textes avec les sources iconographiques très riches que sont la céramique et les reliefs.

Jeudi 13 mai, pas de cours (Ascension)
Prochain cours : jeudi 20 mai (La peinture française au XVIIIe siècle)

Cours d’histoire de l’art 19-23 avril

Lundi 19, 18h-19h30, L’art Nouveau
Né autour de 1860, en réaction au courant éclectique et à l’industrialisation, l’Art nouveau s’épanouit dans toute l’Europe, sous des dénominations différentes.
Aisément reconnaissable par son esthétique tout en courbes, il se caractérise aussi par des thématiques communes, comme l’ornementation puisée dans la faune et la flore, le corps féminin et la volonté paradoxale d’un art total à la portée de tous.

Mardi 20, 18h30-20h, Le décor pariétal
Est dit pariétal tout type de décor iconographique ou ornemental revêtant une paroi ou une fenêtre, y compris les voûtes et les plafonds. Le décor en mosaïque, le décor peint et le vitrail seront abordés à travers toute la période médiévale, essentiellement sur le plan technique et formel.

Jeudi 22, 18h30-20h, Le siècle de Louis XIV
Plus que tout autre roi avant et après lui, Louis XIV a profondément marqué son règne par des orientations artistiques précises. La première période du classicisme est marquée par la variété et l’individualisme. Elle laisse place, après 1661, à un art exclusivement centré autour de la personne du souverain, défini par un idéal esthétique de rigueur et de mesure, indissolublement lié à la personne de Louis XIV.

Les cours ont lieu sur Zoom (à télécharger préalablement)