Sorties culturelles

Le Mans : visite guidée

Au-delà des deux références – alimentaire et sportive – auxquelles on la réduit trop souvent, la ville du Mans offre un  ensemble architectural exceptionnel, encore étonnamment méconnu. Sur les 9 hectares du centre médiéval historique (la « cité Plantagenêt »), un patrimoine extraordinaire emmène le visiteur de la muraille gallo-romaine (IIIe siècle) à la cathédrale Saint-Julien (XIe-XIIe siècles), des ruelles médiévales aux maisons à pan-de-bois, aux nombreux hôtels particuliers (XVIe-XVIIIe siècles) du magnifique quartier canonial.
Une journée entière au Mans n’épuisera pas toutes les beautés et les surprises de cette ville, mais permettra tout de même de s’en faire une bonne idée.

Programme :  départ Nantes (rdc gare Nord), trajet en train (8h37-9h56)
Cité Plantagenêt, cathédrale, musée d’Archéologie et d’Histoire, muraille gallo-romaine.
Retour : 18h32-19h50
Le prix comprend : trajet AR en train + tram, journée de visite guidée, entrée au musée, audiophone.
Il ne comprend pas : le déjeuner sur place.

Académisme et avant-garde

Académisme contre avant-gardes, peintres pompiers contre impressionnistes : dès les années 1890, on a opposé ces deux concepts, dressant tout au long du XXe siècle un art officiel, vu comme anémique et sclérosé, contre les avant-gardes, parées de toutes les qualités d’audace et d’innovation. Un siècle et demi s’est écoulé depuis la naissance de cet antagonisme, permettant de réviser et nuancer un jugement sévère, voire injuste. La séance examinera quelques tableaux afin de comprendre pourquoi les uns ont été tellement valorisés  au détriment des autres – et pourquoi les choses ont changé.

Rouge

Première couleur, le rouge a longtemps occupé une place prépondérante en Occident, devançant toutes les autres, tant sur un plan chronologique que hiérarchique. Parée de très fortes dimensions symboliques, le rouge a incarné tour à tour la puissance, l’orgueil, la luxure, l’amour, le péché, la subversion, avant de perdre – un peu – de sa puissance.
Ce petit tour d’horizon de la couleur rouge nous entraînera dans un fascinant jeu de piste dont les jalons sont les tableaux du musée d’Arts.

XVIIe et XVIIIe siècles

La peinture classique est sans doute aujourd’hui la plus difficile à apprécier : structurée par des conventions artistiques et extrêmement codifiée, elle ne parle que par intermittence à nos critères contemporains d’appréciation immédiate. Néanmoins, la beauté des tableaux, leur virtuosité technique restent une porte d’entrée possible. Avec cette séance, entrons hardiment dans les références du Grand siècle, et retrouvons le regard d’un amateur du XVIIIe siècle.

Femmes dans l’art

Quand et comment les femmes sont-elles apparues dans l’art ? Très précocement, si l’on envisage leur présence en tant que motif artistique, nettement plus tard, si on parle de créatrices. Sujet central dans la recherche actuelle, la réévaluation des femmes dans l’art a permis de faire réémerger des centaines de noms, mais aussi de bousculer un certain nombre d’idées reçues sur la place des femmes artistes, du Moyen Age à nos jour.
Ce cycle s’intéressera à la représentation des femmes dans l’art, puis envisagera les femmes artistes, avant de clore le panorama sur quelques grandes figures de commanditaires et galeristes.

Vendredi 6, 13 février / 6, 13, 20 mars 11h30-13h
1 rue du Guesclin (quartier Kervégan) locaux Baya, 3e étage

Renaissances italiennes

On évoque souvent la Renaissance, comme si il y avait eu, à Florence, au début du XVe siècle, une brusque et soudaine floraison artistique, surgie de la tête et des mains de quelques démiurges géniaux. Comme tous les grands mouvements de l’histoire des arts, la Renaissance a été le fait de plusieurs générations successives d’artistes qui ont progressivement assoupli un art longtemps marqué par de strictes conventions. Ce cycle propose d’explorer les prémices de la Renaissance, mais aussi d’élargir l’étude à un grand nombre de cités et de cours italiennes, moins célèbres que Florence, mais ayant été néanmoins des protagonistes majeurs de ce grand mouvement artistique.

Lundi 2, 9 février / 2, 9, 16, 23 mars
9h30-11h
Pas de prérequis
1 rue du Guesclin (Kervégan, locaux Baya, 3e étage)

Grands textes fondateurs (mythologie)

A l’origine d’un nombre incalculables d’images, il y a des textes. En ce qui concerne, la mythologie, ces textes fondamentaux sont au nombre de trois, qui ont nourri des générations d’artistes, du VIe siècle avant notre ère jusqu’à aujourd’hui : L’Iliade, L’Odyssée et Les Métamorphoses d’Ovide.
Ce cycle propose d’identifier et de reconnaître les illustrations, en rapprochant textes et images par la  lecture préalable d’extraits (fournis à l’inscription) que l’on confrontera avec des tableaux, des statues et des céramiques, de l’Antiquité à nos jours.

Vendredi 6, 13 février / 6, 13, 20 mars 9h30-11h
Pas de prérequis
1 rue du Guesclin (quartier Kervégan) locaux Baya, 3e étage

Les cartes-cadeaux

Faites plaisir aux passionnés d’art – et à ceux qui ne le sont pas encore.

Pour Noël, pensez aux cartes-cadeaux Calliopé : offrez des cours d’histoire de l’art, des séances de travaux dirigés au Musée d’arts ou des visites guidées d’exposition au musée d’Arts de Nantes.

Valables pour une personne, les cartes-cadeaux Calliopé ont une validité d’un an. Ils sont utilisables à tout moment de l’année, sur réservation préalable.

Informations, programme, achat sur CETTE PAGE

La peinture d’histoire

Théorisée et codifiée au XVIIe siècle par André Félibien, la hiérarchie des genres classe les sujets picturaux du plus noble au moins noble. Au sommet, la peinture d’histoire est celui qui condense toutes les difficultés des genres subordonnés, mais surtout celui qui ouvre l’accès au professorat au sein de l’Académie royale. Après la Révolution, l’affaiblissement de cette structuration des arts n’entraîne pas pour autant une totale remise en question. La séance s’intéressera aux mutations de ce genre et à l’histoire de son évolution.

L’érotisme en peinture

Que ce soit celui de l’homme ou celui de la femme, le corps est un sujet omniprésent en peinture. Nu ou habillé, souffrant ou voluptueux, misérable ou glorieux, le corps érotisé suggère des sens très différents selon l’époque et le contexte. L’examen de quelques tableaux permettra d’évaluer plusieurs significations, et de comprendre que la nudité n’a pas toujours eu le même sens.