Sorties culturelles
Pierre Hubert Subleyras, Caron passant les ombres, entre 1735 et 1744, huile sur toile, 135 x 83 cm, Paris, Louvre

Devant les oeuvres : le corps peint

Nié ou exalté, magnifié ou avili, martyrisé ou héroïque, le corps apparaît dans la peinture sous des représentations multiples et contradictoires. L’histoire de cette représentation est étroitement liée à la façon de penser l’homme, dont la peinture à chaque époque se fait l’écho plus ou moins fidèle.

A travers un parcours d’œuvre du XVIIe siècle à l’époque contemporain, ce nouveau rendez-vous Devant les oeuvres est l’occasion de poursuivre un parcours entamé en 2018, et d’examiner les étapes d’une histoire tour à tour sacrée, profane, théâtrale, sensuelle ou clinique, celle du corps dans la peinture.

Cette séance initialement prévue en mai aura lieu les 12 & 15 juin

Georges MIchel, Pont menant à une ville, huile sur toile, 54,5 x 73,5 cm, Fondation Custodia, collection Frits Lugt, Paris

Devant les oeuvres : identifier un courant pictural

Classique ou baroque ? Figuratif ou abstrait ? Néoclassique ou rocaille ? Comment reconnaît-on une période stylistique et quels sont les éléments qui permettent d’identifier un style ?

Cette nouvelle session consacrée à l’analyse des styles s’attache à observer quelques courants picturaux significatifs du XVIe au XXe siècles. Le regard – et quelques références – sont mobilisés pour détailler les spécificités de l’oeuvre et comprendre, dans son contexte de production, ce qui la rattache à un courant stylistique précis.

Pierre Henri de Valencienne, Fabrique à la villa Farnese les deux peuplier, 1780, huile sur papier collé sur carton, Paris, Louvre

Devant les oeuvres : peindre le paysage

Loin d’être limitée à la transcription littérale d’un coin de nature, la peinture de paysage est un reflet fidèle des évolutions et des soubresauts de l’histoire picturale.
Tour à tour littérale, métaphorique, historique, poétique ou abstraite, la représentation du paysage a évoluée au cours des siècles, en fonction du regard porté sur la nature, de moins en moins construit et de plus en plus sensible.
Cette septième séance de travaux dirigés fera parcourir les collections du musée d’arts, du XVe siècle à l’art contemporain, en retraçant la riche histoire du paysage dans la peinture.

1873-001-787 Labille Guiard - cliché Bernard Galéron (7) - Copie

Eloge de la sensibilité

Après le long règne de Louis XIV et sa mort en 1715, le XVIIIe siècle est marqué par une volonté de rupture avec l’apparat, la représentation et l’étiquette. De profonds changements s’opèrent dans les mentalités : la sensibilité devient le prisme à travers lequel la société française s’examine et se représente.
De nouveaux sujets apparaissent dans la peinture, tels l’enfance, l’amour maternel ou paternel, tandis que la nature, dont le goût domine le siècle, se décline en une multiplicité de genres. Le portrait délaisse la mise en scène du modèle et la représentation de son statut social au profit de la recherche de l’expression de soi.

En 65 tableaux et 7 sections, Éloge de la sensibilité suit l’évolution de la peinture française sur un siècle sous l’angle de la naissance de ce concept nouveau de sensibilité

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Devant les oeuvres : les techniques artistiques

Regarder une œuvre, c’est la comprendre. S’intéresser à sa matérialité, c’est la regarder d’encore plus près et observer ce qu’il y a derrière l’image.
Huile et tempera, toile et bois, grisaille, lavis, eaux-fortes, gesso, toutes ces dénominations renvoient à des techniques et des supports bien précis, qui mettent en jeu des matériaux et des gestes particuliers.

Cette nouvelle séance Devant les oeuvres du Musée d’arts s’intéresse aux supports et aux techniques picturales, pour comprendre, en profondeur, ce qui fait une œuvre.

Marie Ange Guilleminot, Le Hamac en dentelles, 1999, dentelle au fuseau par Mylène Salvador-Ross, dentellière

Devant les oeuvres : Que nous dit l’art contemporain ?

L’art de notre époque est encore souvent source de méconnaissance, de perplexité, voire de totale incompréhension. Que veulent dire les artistes ? Comment apprécier des oeuvres qui ne parlent plus nécessairement de beauté ?

Comprendre l’art d’aujourd’hui requiert pourtant les mêmes démarches que l’art ancien, à commencer par l’observation attentive des œuvres. Avec des mots simples, quelques dates et concepts indispensables, ce deuxième rendez-vous devant l’art contemporain propose de revoir et d’approfondir les notions abordées en 2018, et de décomplexer le regard porté sur cet art.

Nicolas Coypel, L'Enlèvement d'Europe, 1727, huile sur toile, 128 x 194 cm, Philadelphie, Museum of Art

Devant les oeuvres : épisodes mythologiques

A partir du XVIe siècle, les scènes religieuses qui avaient longtemps dominé la peinture, accaparent moins l’attention des peintres et des commanditaires au profit d’un autre type de sujet : les scènes mythologiques. Tirée essentiellement des Métamorphoses d’Ovide, mais également d’autres sources littéraires, cette peinture, plus légère et plus sensuelle, remet l’Antiquité à l’honneur par le biais du mythe.
Sont ainsi illustrés les amours des dieux, les poursuites de nymphes, les travaux héroïques d’Hercule ou de Thésée, mais aussi les protagonistes du roman de Torquato Tasso, La Jérusalem délivrée, ou de Dante et de sa Divine Comédie.

Cette quatrième séance Devant les œuvres du Musée d’arts nous entraîne à la découverte des épisodes mythologiques illustrés par les peintres et les sculpteurs, du XVIe au XIXe siècle.

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Nantes, 1886 : le scandale impressionniste

En octobre 1886, la ville de Nantes expose et met à la vente 1800 œuvres cours Saint-André, dans un bâtiment dédié, pour offrir aux Nantais un grand salon d’art.
Y figurent les valeurs sûres de l’époque, peintres académiques et portraitistes réputés, mais aussi quelques membres de l’avant-garde : Renoir, Sisley, Seurat, Guillaumin, Stevens, Rodin.
Leur côte est moindre, les œuvres suscitent les quolibets, l’incompréhension ou la réprobation, mais les noms de ces peintres sont néanmoins promis à un bel avenir.

En remettant côte à côte 80 de ces oeuvres présentées alors, le musée d’arts de Nantes donne l’occasion de voir dans quel sens a soufflé le vent de l’histoire de l’art, mais également de constater que la province pouvait aussi faire jeu égal avec la capitale.

Dirck Jacobsz, Portrait de Pompeius Occo, vers 1531, détail

Devant les oeuvres : symboles & allégories

Si l’on sait généralement que le lys, en peinture, renvoie à la pureté et à la virginité de Marie, la pomme au péché originel, un crâne à la fuite du temps, on connaît moins en revanche la signification symbolique de l’escargot, du chardonneret, de l’ancolie ou du corail.
La peinture regorge de symboles : religieux ou profanes, apparents ou cachés, simples ou complexes, les symboles attribuent un sens particulier à l’image, la codifiant, modifiant même parfois son sens apparent.

Une large partie de l’iconographie symbolique est d’inspiration religieuse, mais de nombreux attributs et symboles renvoient néanmoins à la pensée humaniste des XVe et XVIe siècles. La deuxième séance Devant les œuvres propose un parcours codé dans les salles du Musée d’arts, à la recherche des symboles qui émaillent la peinture ancienne.

Mercredi 10 octobre, 11-12h30 ou 14h-15h30
Samedi 13 octobre 11h-12h30

Albert Anker, L’école du village, 1896, Basel, Kunstmuseum

Reprise des cours

Après les vacances d’été, nous vous donnons rendez-vous en septembre pour la reprise des cours.

1re année : lundi  19h – 20h30       5 rue Lenôtre (locaux Atlantique Business Center)

2e  année : mardi  17h – 18h30      1 rue d’Auvours (place Viarme)

3e  année : mardi  18h30 – 20h     1 rue d’Auvours (place Viarme)